Tous chercheurs !

          EbulliScience occupe une place particulière dans le paysage de la vulgarisation scientifique. Le visiteur n’y est pas considéré comme un «profane» qu’il s’agit d’initier au savoir des spécialistes mais comme un être doué d’intelligence capable de se placer du côté de la Science en train de se faire…

Et la Science n’en finit pas de ne pas savoir ! C’est sur l’intelligence en action, en tant que bien commun, qu’EbulliScience met un accent quasi exclusif afin, qu’au delà de l’inaccessible accumulation du savoir, la Science soit perçue prioritairement comme une dynamique enthousiasmante.

Un train qu’il est permis à tout moment de prendre en marche !

Le concept EbulliScience substitue au schéma classique de l’«émetteur-récepteur», une articulation triangulaire composée du dispositif expérimental et des deux «acteurs» que sont le visiteur-chercheur et l’animateur scientifique.


Le visiteur-chercheur

Il est essentiel qu’il fasse preuve d’un minimum d’adhésion aux principes de la salle et soit prêt à s’impliquer activement.

Contrairement aux musées dont le contenu peut se contenter de la contemplation passive, ici les objets ont très peu de valeur intrinsèque.

Ils n’existent qu’à travers la matière grise des visiteurs qui leur donnent vie et justification.
Le scénario : des expériences

Les expériences sont faites d’objets familiers. Les phénomènes scientifiques existent donc bien en dehors des laboratoires et sont observables partout. Souvent plus complexes qu’elles n’en ont l’air, les expériences sont livrées au visiteur sans explication. Cet abord déstabilisant et provocateur — surtout pour les adultes — est délibéré. C’est au prix cette radicalité que la passivité latente du visiteur est neutralisée.
Le complice,

C’est un animateur scientifique d’une nouvelle espèce. Sa mission est de transformer habilement la frustration du visiteur due à l’absence d’explications en «désir de chercher». Par un échange attentif avec lui, il l’aide à faire des hypothèses, à les mettre à l’épreuve. Le visiteur prend ainsi confiance et conscience de ses propres capacités. Ce subtil mélange de difficulté, de plaisir et d’échange rapproche le visiteur de la dimension humaine de la recherche scientifique.